Vers libres ondulants n°9
Chers visiteurs,
Je dépose un poème auquel je n'ai essayé de donner une structure narrative qu'en plein processus ; seule l'envie d'écrire m'était parvenue, et non une idée préconçue de ce que j'allais rédiger. Je savais juste que je voulais y insérer un certain tiraillement qui, en fait, est le meilleur résumé de ma piètre existence semi-privilégiée à l'échelle de la planète. J'espère donc qu'il ne vous apparaîtra pas trop bancal :
"L'homme tiraillé" par Antony Squizzato

Présomption extraterrestre
Quand l'objectif pour moi est tout autant de trouver un amour
Que de vivre en retrait de tout, d'illuminer mon esprit fou,
Je ne peux que vivre en latence avec le monde et ses atours,
Travestissant l'une et l'autre de mes balises par seppuku.
Qu'il est ardu de supporter
Cette vie anamorphosée !
Dans les sillons de mes aïeux je suis conduit allègrement
Sans jamais que l'on demandât à ma personne l'agrément :
Comme un alien dont le vaisseau serait bloqué sur cette Terre,
Je ne peux que suivre le groupe à défaut d'être téméraire.
De vils projets alambiqués
Sont arrivés dans nos contrées !
Pour m'extrader de la machine, il me faudrait de ces soutiens
Ceux-là mêmes qu'on nommera "la Trinité de la passion" :
Amis, famille et amoureuse ; elle est fermée aux préventions
Dont j'aimerais lui faire part, éludant donc son plus grand bien.
Hélas, la voie du solitaire est condamnée de mon côté
Car mon esprit n'est que faiblesse et pourtant plein de vanité ;
Me sont pourtant venus les mots pourvoyeurs de libération,
Mais mon ego, reflet du corps, résiste sans modération.
Que les contrôles soient levés
À la frontière du décès !
Seul au moment de vérité
Meurt l'individualité !
Je vous invite grandement à me communiquer ce que vous en avez pensé ! Merci d'avance, en vous souhaitant une vie harmonieuse !
