Vers libres ondulants n°8
Chers visiteurs,
Je publie aujourd'hui un poème fortement centré sur l'amour, vous le remarquerez. En effet, c'est tout simplement une envie qui m'est venue : oui, il m'arrive parfois d'être fleur bleue. Sans plus tergiverser, je vous laisse découvrir l' :
"Le chemin de l'amour" par MaXronel

Envoyée désirée
Lassé par le spectacle âpre de l'existence,
Je tente de reclure en mon sein la beauté
Des renons des sages aux espoirs amputés
Par la vie passagère et les douleurs immenses.
Toutefois je persiste à penser qu'il pourrait
M'advenir un comble que je saurais aimer,
Celui de rencontrer une femme admirable
Tant pour sa beauté que son âme charitable.
Son habile intellect borderait les sagesses
De nombreux prospecteurs des tréfonds indicibles,
Où les fleurs à cueillir, délaissées par paresse,
Languissent, attendant l'union des divisibles.
Je voudrais l'aborder au travers de louanges
Qu'en nul point elle aurait obtenues car cooptée :
Son esprit, face à tout, serait témérité,
Sa force terrassant le Mal en réel ange.
J'oserais l'arroser d'un engrais vivifiant
Afin de compenser sa pesante affliction
Causée par l'amertume endémique trônant
En ce monde, au-delà de toute perception.
J'aimerais caresser son corps immaculé,
Humer la senteur de sa nuque dénudée,
Me blottir contre son buste à l'allure exquise,
Recevoir de son gré le dépôt d'une bise.
Néanmoins, mes défauts, prééminents au possible,
Me rendent le succès franchement implausible ;
Bien souvent, les dames demeurent impassibles,
Quand ce n'est au point que je leur suis invisible.
Se pourrait-il que la solitude soit mienne ?
Il est vrai que le monde est représentation
Et que les sensations sont toutes illusion :
L'union azimutée n'est donc point mon domaine.
Cependant, je crois qu'il me serait préférable
D'apporter à ma vie cette épice appréciable,
Celle qui, gentiment, m'aiderait à survivre,
Celle à qui je vouerais ma vie sous vent et givre.
En vous souhaitant une vie harmonieuse !
