Vers libres ondulants n°4
Chers visiteurs,
Je dépose ici un poème en vers que j'appellerais libertins car dépourvus de rimes, hormis les derniers. N'en ressort pas moins qu'il fut rédigé lors d'une de ces périodes de déprime que je traversai, qui sont selon moi bénéfiques tant qu'elles demeurent passagères. Nous changeons perpétuellement, et ne sont-ce pas nos émotions les plus profondes qui l'illustrent le mieux ? Quelle que soit votre réponse, j'espère que vous apprécierez cet écrit :
"Yin Yang Wedding" de Liz Rose sur Fine Art America

Discorde naturelle
Je ne puis m'assurer de me connaître moi-même
Et je voudrai dire aux autres quoi faire
N'est-ce pas là le comble de l'hypocrisie ?
Bien que je cherche à accumuler connaissances et savoir
Je reste bien bas et ne devance que de peu
Tous ceux qui d'en-bas cherchent à se faire entendre
En s'égosillant de tout ce qu'ils peuvent
Les mots sont creux et sont vecteurs
D'immondices et d'infamies quand ce ne sont mensonges
J'attribue à ce que je perçois des significations
Que nul autre être humain ne partagera avec moi
Mes sentiments resteront reclus
Dans ce réceptacle corporel ma foi pathétique
L'harmonie qui nous lie tous est bien cruelle
À demeurer insondable au chaud dans ses fermions
Tant que nos appétits nous suivrons
Tels les humains originels desquels nous descendons
Tant que notre instinct primitif sera montré
Comme l'apothéose de notre évolution
Jamais nous ne pourrons avancer
Afin d'achever notre communion
En vous souhaitant une vie harmonieuse !
