Vers libres ondulants n°1
Chers visiteurs,
Je dépose ici un poème en vers libres qui m'est cher, sans doute car il est plus terre-à-terre et plus "carpe diem". On ne profite pas assez de nos semblables, c'est aussi pour cela que je vous présente :
"The Bird Couple" par Goodlam Chopda

Droiture sentimentale
Même si, dans mon cœur, mes sentiments sont brouillés,
Qu'ils soient liés à ma vie ou à la société,
Jamais je n'oublierai ce que tu as fait pour moi ;
Résolument, mon seul amour, c'est toi.
Nous n'avons pas traversé de moments difficiles
Ni même nous ne sommes partis en exil,
Loin de cette planète qui empeste la tristesse
Où pour chaque repos, il faut qu'il y ait un mort qui naisse.
Nous sommes restés sur cette Terre injuste ;
S'y résigner, ce fut quelque chose d'ardu,
Du moins pour moi, car chez toi il n'en est rien,
Ma chère n'en a que faire du destin.
Tu vis en offrant toute ta gentillesse,
À toute personne, même celle avec le moins de noblesse ;
Cela te joue d'ailleurs bien des tours
Lorsque les malins rôdent autour tels des vautours.
Notre rencontre ne fut pas prédite,
Cette histoire, ce n'est pas la Vie qui l'a écrite ;
Ces brillants auteurs, ce sont bien nous,
Nous sommes bien les seuls maîtres de notre amour fou.
Une simple parole put donner suite à une revoyure,
Un simple sourire peut nous servir de cure ;
Lorsque l'affection est présente, il n'y a plus qu'un barrage,
Et c'est celui qui attire les nécrophages.
Nécrophages, certains le sont par malice,
Disent du bien de toi vivant, puis à ta mort te salissent ;
Ces traîtres dont leur honnêteté ne faisait aucun doute,
À leurs yeux, pourtant, tu n'étais qu'une clef-de-voûte.
La différenciation ne s'opère qu'à cœur ouvert,
Mais à part la violence, aucun moyen ne peut la faire ;
La seule en qui je peux avoir pleine confiance,
C'est bien toi, de par ta simple présence.
Nous ne pourrons peut-être pas gravir des montagnes,
Pas plus que nous échapper du bagne ;
Mais au final, lorsqu'on est prêt à écouter l'autre,
On peut facilement se ressouder avec les nôtres.
Issus de la classe moyenne, l'État ne nous fit aucun cadeau,
Pas plus qu'aux braves personnes de chaque niveau ;
Seul leur avenir de riches a de la valeur selon eux,
Pourquoi se préoccuper du bien-être des bouseux ?
Emplis de contradiction, ne sachant sur quel pied danser,
Nous appelons à la Révolution depuis notre canapé ;
Sans réveil citoyen, s'insurger deviendra vain,
On ne peut qu'espérer le printemps européen.
On avance dans nos vies, satisfaits malgré tout,
Pour se soumettre face au système, sans doute doit-on être fous ;
Mais l'on fait comme les autres, on se contente de peu,
Et peut-être que finalement, cela nous suffit pour être heureux.
Après l'amour apparent et l'amour charnel
Est venu à nous l'amour materno-paternel ;
Nous avons pleuré lors de la naissance de nos deux enfants
Et nous les pleurerons lorsqu'ils deviendront distants.
Mais n'est-ce pas ce que nous avons fait avec nos propres parents ?
Nous nous sommes éloignés d'eux, qui sont pourtant aimants ;
C'est le jeu de la vie et de la période d'adulte,
La seule chose que comprennent même les incultes.
Élever des enfants dans cette société se révèle être un défi,
Du moins si nous souhaitons qu'ils ne soient pas soumis,
Qu'ils prennent conscience des enjeux de l'Humanité,
Subissant en silence sans même pouvoir s'écrier.
Je pense que notre but se réalisera,
Que nos fruits deviendront mûrs lorsque nous serons là-bas,
Là où chaque être humain finit sa route,
Nous serons ensemble, unis par l'amour et le doute.
Je vous invite grandement à me communiquer ce que vous en avez pensé ! Merci d'avance, en vous souhaitant une vie harmonieuse !
