Sonnet les matines n°8
Chers visiteurs,
Ce poème est susceptible de plaire à un plus large public, puisque ce n'est autre qu'une complainte lyrique, une marque de compassion envers notre planète, la Terre, qui semble chaque jour plus condamnée qu'elle ne l'était la veille. Ceci dit, peut-être que la chute des civilisations sera salutaire :
Zoom sur "Sadness of Gaia" par Josephine Wall

Berceau mortel
La Terre nous accueille en son étau étroit
Où pleuvent chaque jour des balles et débats :
Éternel combat entre idéaux et idiots,
Surdité et gisements pétroliers illégaux.
Là où la survie est devenue maître mot,
La vie elle-même est en péril au bas mot ;
Là où suffoquer a employé tous ses sens,
L'animal et l'humain font leur dernière danse.
Après quelques milliards d'années d'évolution,
Voilà que la Vie-même est près de l'extinction ;
Le règne du carbone, installé à jamais,
Coupe l'herbe sous nos pieds sans protestation,
Nous prive d'avenir et d'illumination,
Et fait de la Terre un fourneau : l'Enfer est né.
En vous souhaitant une vie harmonieuse !
