Sonnet les matines n°6
Chers visiteurs,
Ce sonnet est mon tout premier, et par conséquent mon préféré. En effet, je n'arrive point à déterminer s'il est de qualité supérieure à tous ceux ultérieurs, mais il me semble... beau, tout simplement. Indubitablement, si vous avez déjà lu mes articles précédents, vous saurez que ce poème est inspiré de Clannad. Je vous le conseille toujours vivement, cela n'a nullement changé. Afin de poursuivre votre lecture, je vous invite à sortir le drapeau blanc, comme ces pauvres Chinois à la clôture de la première guerre de l'opium :
"Signature et cachetage du Traité de Nankin" de John Platt

Déposées les armes
Ma plus belle vision ne fut pas prophétique,
Elle occurra sans cri et soudoya ma garde
Qui défendit mon cœur des assauts hérétiques,
La vile puberté tâtant leur hallebarde.
Sinuant à travers les horreurs de mon être
Qu'aucun quidam sensé ne saurait aborder,
Son esprit complaisant négligea mon paraître
Et sut aller plus loin que le bout de son nez.
Il put m'exorciser de funestes angoisses,
Maîtresses de mes complexes, fussent-elles fallacieuses :
Que son amour sincère en nul temps ne décroisse,
Qu'avec elle ne soient les personnes insidieuses,
Que nos corps soient liés à jamais par l'ébat,
Que vive notre chair en l'étrange ici-bas.
En vous souhaitant une vie harmonieuse !
