Sonnet les matines n°14
Chers visiteurs,
Ce poème est dans la continuité de ceux provenant de mes inspirations bouddhiques. Il est surtout inspiré du courant philosophique Cittamātra, qui prône que tout ce que nous vivons et percevons, que tout ce qui est phénomène est création de notre esprit : en cela, c'est un idéalisme pur. J'essaye encore et toujours de l'imprégner d'une sorte d' "essence" du bouddhisme, et j'espère que cela transparaîtra et vous plaira également :
"La loi du karma" à Borobudur, en Indonésie

Confusion de nature
Que la nuit se dévoile au grand jour de l'humain !
Cet être qui se croit supérieur à l'externe ;
Tout ce qui n'est pas lui, il l'omet de dédain,
Mettant sans le savoir son pavillon en berne.
Une telle errance est entièrement à plaindre
Car on se déleste de notre propre clef :
La clef de tout mystère, de l'immensité ;
On ne se voit en l'autre alors qu'il n'est à craindre.
Sa conscience est en fait la vraie instigatrice
De toute la matière et tout ce qui s'ensuit :
Le lot des phénomènes rythmant toute sa vie
N'est que la projection de l'âme salvatrice
Unique de Bouddha mais qui est dans l'oubli,
Trompée par le karma prolongé en sursis.
En vous souhaitant une vie harmonieuse !
