Sonnet les matines n°12
Chers visiteurs,
Enchaînant l'écriture de poèmes ces derniers temps, je publie aujourd'hui le nouveau en date. Il décrit, dans un style plus classique, l'horizon anthropique idéal où chacun décèlerait, au-delà de l'illusion de la monotonie et du quotidien, l'essence même de la vie. Une thématique ordinaire pour un format usuel : c'est là-dessus que je vous laisserai apprécier ou détester le poème suivant :
"Operários" par Tarsila do Amaral

Serviteur de l 'humanité
Quand d'un élan dernier nous faisons pénitence
Des fautes commises au cours de l'existence,
Nous en sommes satisfaits, car le poids du remords
Tout au fil de la vie s'accroche à notre corps.
Même pour le benêt, il paraît plus qu'honteux
D'ôter à la vie son caractère scabreux ;
Réjouissante au réveil puis abjecte au coucher,
Elle ne peut qu'horrifier l'être humain modéré.
Ses apex séduisants laissent place à la dure
Vérité de terrain vécue au quotidien,
Voulant l'abscondre tel un amas de peinture.
Ces bonheurs dissimulent une douleur constante
De laquelle on se soigne en jouant au larbin,
Quelconque compagnie nous semblant fort plaisante.
En vous souhaitant une vie harmonieuse !
