Sonnet les matines n°11
Chers visiteurs,
Je souhaitais, à l'écriture de ce poème, en faire à la fois une ode à la nature, objectivation de la Volonté nous permettant de la contourner le temps d'une contemplation, mais aussi une condamnation de notre tendance orgueilleuse, naturelle en tant qu'êtres humains, à considérer comme de la plus haute importance notre individu et ses besoins, omettant l'immensité et la profondeur du monde, aussi bien de la représentation qu'en soi. Pour comprendre ce que je insinue, je vous redirige vers la philosophie de Schopenhauer, que j'espère traiter un jour sur ce blog. D'ici là, je vous souhaite une bonne lecture :
"Paysage à l'entrée du printemps" par Guo Xi

Terre ambiguë
Devant vous se déroule une vue imprenable
Sur ce qu'engendra la nature charitable :
De beauté à l’œil nu, on arrive à l'horreur,
Le règne du vivant cache en vrai le malheur.
Contempler le monde permet de libérer
Notre âme en souffrance dans la continuité
De la vie aérobie laissant place à l'ennui
Dès que la joie-journée est suivie par la nuit.
Le monde est cruauté, mais c'est vous qui voyez
Si vous souhaitez vivre d'un esprit éclairé,
Sacrifiant la gaieté, sentant la Volonté.
Il se peut qu'à l'inverse vous préféreriez
Exister à l'amour et bien vous abreuver
Des plaisirs éphémères et des rires éhontés.
En vous souhaitant une vie harmonieuse !
