Coche en Chine n°3
Chers visiteurs,
Voici le retour des poèmes sinisants, sans peut-être qu'ils soient réellement bons ; j'avais néanmoins envie d'en refaire un. Son titre est certes alambiqué, mais pas moins pertinent et, je l'espère, drôle. ^^ Sans plus tarder, laissez-vous porter vers les vers ci-après :
"Pêcheur solitaire sur le fleuve en hiver" par Ma Yuan

En ville coule le flot con
Que je sois alité ou debout, bien qu'étant vigilant,
Je ne peux avoir une réelle emprise sur mon esprit :
Ce dernier vogue bon gré mal gré
Parmi la sénilité courante en mille contrées.
C'est à travers la vision du paysage sans hommes
Que m'apparaît le véritable fond des choses ;
Tout n'étant qu'impermanence entropique,
J'en viens à délaisser plaisirs matériels et charnels.
Quand ma tâche est de régler les maux de la cité,
Je fais face aux pires entourloupes et desseins
Ayant pour seul objectif l'obtention d'objets ou relations
Étant voués à retourner à la stérilité originelle.
Plongeant dans les méandres de la dualité,
La modération devient mon modus operandi :
Quiconque tentant d'intenter à la volonté du Ciel
Se flagellera et assassinera le salut.
En vous souhaitant une vie harmonieuse !
