Coche en Chine n°1
Chers visiteurs,
Voici un projet un peu hasardeux : j'ai tenté de rédiger un poème de style sinisant, aussi bien dans la forme que dans une partie du fond. Cependant, je sais évidemment que je ne rendrai absolument pas hommage aux véritables poèmes chinois, non seulement car la langue française n'est pas adaptée, mais en plus car je suis loin de connaître parfaitement les codes du genre ! Malgré cela, c'est une expérience que je réitérerai peut-être, car ayant débuté ma licence d'Histoire, je constate sans surprise qu'on ne loue pas suffisamment le grand Empire Chinois. Au fait, veuillez excuser mon jeu de mots pourri pour le titre de la série ! ^^ Je sais que la Cochinchine n'est pas en Chine, mais l'image du coche me plaît de toute manière. J'arrête là cette introduction trop longue, et vous souhaite une bonne lecture :
Extrait du "Jour de Qingming au bord de la rivière" par Zhang Zeduan

Évolution perpétuelle
Le nuage, de ses courbes moutonneuses,
Je le scrute depuis ma fenêtre,
Guettant son moindre fait et geste.
En l'instant il est discret
Et vogue paisiblement sous l'océan bleu,
Mais il pourrait semer la tempête
À tout instant inopportun, inattendu ;
Sur la Terre et les Hommes
Il portera son courroux partial.
Baissant mes yeux craintifs,
J'assiste à la frénésie urbaine
Des commerçants, érudits et indigents.
Ces individus, poussés par la vie-même,
Se subviennent avec formalité
Et délaissent l'introspection,
Hypocrites et égocentriques qu'ils sont ;
Si ce n'est pour survivre à l'unisson,
À quoi bon être de passage en ce monde ?
Obturant mes yeux éreintés,
Je laisse mon cœur-esprit virevolter
Au gré du mouvement insondable.
Au plus profond du paysage,
J'atteins l'ultime faîte des contrées
Affublé d'un costume éthéré
Et garde férocement la rivière ;
Quiconque épuisant énergie et principe
Aura achevé de me consterner.
Je vous invite grandement à me communiquer ce que vous en avez pensé ! Merci d'avance, en vous souhaitant une vie harmonieuse !
